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L’image eidétique structurale de Ahsen1
Ahsen (1977) définit l’image eidétique structurale - la différenciant de l’image eidétique typolographique - « comme une image visuelle normale et subjective qui est expérimentée avec beaucoup de clarté. Bien qu’elle ne soit pas nécessairement évoquée, au moment de l’expérience, par un objet externe, ni nécessairement reliée à une expérience antérieure réelle, elle est cependant perçue à l’intérieur de l’esprit de façon nette, elle est accompagnée de certaines réactions somatiques et elle a une signification pour la personne; l’expérience complète dans toutes ses dimensions exclut la possibilité qu’elle soit pathologique ». (p.6) G.W. Allport, en 1924, avait déjà souligné dans ses descriptions de l’image eidétique le caractère sain de cette image et l’avait distinguée des hallucinations pathologiques et des images de rêves ( dans Hochman, 1995). « Cette image visuelle intérieure est si concrète et réelle qu’elle peut être explorée et vécue par le sujet comme s’il s’agissait d’un événement réel et présent.
Cette image créatrice devient, dans l’esprit, une source de pensées et d’imagination nouvelles; de plus, pendant la psychothérapie, elle génère une expérience nouvelle, qu’on peut répéter et qui se révèle par elle-même. »(Hochman, 2002b, p.13). Allport énonce ainsi la possibilité qu’a l’image eidétique de favoriser le mouvement d’émergence de nouvelles expériences, mouvement qui peut aller dans le sens de l’actualisation et de la résolution de conflits.
Texte choisi par Oscar Hamel, M.Ps., psychologue clinicien
Québec, Équinoxe d’automne 2007
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1Tiré de : Caouette, L. (2005). Examen de doctorat. Document de synthèse. Manuscrit non publié. Université Laval, Québec.
2Trad. de l’auteure.
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